Programme du Colloque



XVIIIème Colloque de l'Aidelf

Jacques Vallin Ined, France
Zahia Ouadah-Bedidi (Université Paris Diderot, Ined, France)

Quel dividende démographique pour la Tunisie et l'Algérie ?

Résumé:
La question du dividende démographique fait actuellement l'objet d'un vaste débat notamment à propos de l'Afrique. Tous les pays en développement auront-ils l'occasion d'en bénéficier ? Certes, le cas des pays d'Asie orientale et notamment de la Chine sont emblématiques d'un important bonus démographique, en partie à la source de leurs brillantes réussites économiques. Mais c'est moins vrai pour l'Asie du Sud et notamment l'Inde, le Pakistan ou le Bangladesh et encore moins évident pour la plupart des pays africains. Cela dépend grandement des modalités de leur transition démographique. D'ores et déjà il apparaît que le phénomène risque d'être très variable d'un pays à l'autre en Afrique. La principale source de différence étant le rythme de baisse de la fécondité. Des pays comme la Tunisie, l'Algérie, la Libye ou le Maroc, où la baisse a été très rapide, auront certainement un bonus démographique plus important que la plupart des pays d'Afrique sub-saharienne où la fécondité baisse moins vite. Mais, même entre ces quatre pays du Maghreb, des différences importantes pourraient avoir lieu selon que, une fois arrivée au seuil du remplacement des générations, la fécondité continue à baisser, se stabilise ou repart à la hausse. Nous nous intéresserons ici plus particulièrement à la comparaison entre la Tunisie où la fécondité s'est stabilisée à un peu plus de 2 enfants par femme depuis le début des années 1990 et l'Algérie où après être descendue à 2,2 au tournant des années 2000, elle remonte depuis jusqu'à dépasser 3 depuis 2013. Des projections de population fondées sur plusieurs hypothèses montreront que le champ des possibles est assez ouvert.

Quelles mesures du vieillissement
mercredi 29 aot 2018